Officier curieux et savant

Présentation site OCS 
officier curieux et savant
préparation cursus / concours EdG Ecole de Guerre

Une particularité d’officier curieux et savant réside dans sa double logique:

D’une part, une logique de culture d’officier.  L’objectif étant de contribuer à la formation d’officiers français du meilleur niveau, ce qui différencie l’approche en fonction du déroulement de carrière pourrait être la profondeur de lecture des textes. Ainsi, pour le présenter autrement, il est possible de distinguer : amont concours (A-5 à A-2), pré concours (A-2 à A0) et post concours (A+1 à A+…), d’ou la schématisation suivante des objectifs:

  1. Amont-concours : susciter la curiosité et l’intérêt pour réveiller, voire déclencher, si besoin, le goût de la culture; c’est alors acquérir les bases.
  2. Ante-concours: répondre aux besoins direct des épreuves, c’est-à-dire donner un bon vernis et (ou) boucher des trous pour assurer l’admission; c’est l’objet d’un bachotage intelligent.
  3. Post-concours: cultiver pour rendre plus performant dans la perspective de fonctions de haut niveau; c’est l’approfondissement.
 
 

D’autre part, une logique pédagogique. En effet, le cursus Ecole de Guerre partage avec l’INSP (ex-ENA) et L’ENP le redoutable privilége d’être sanctionné par la réussite à l’un des examens les plus difficiles. Toutefois, il se distingue fortement des deux autres concours par:

  • Une préparation condensée sur  quelques mois, ce que les candidats ISNP ou ENM accomplissent en plusieurs années, et ce dès le baccalauréat en poche
  • Une conduite du raisonnement et de sa présentation spécifique. Il s’agit de penser pour commander. Et la décision, conclusion du cheminement intellectuel, s’appuie sur une logique formalisée de longue date par l’EdG – Ecole de Guerre
  • Une réflexion, préalable à l’action, qui trouve son barycentre dans les relations internationales si l’on considére l’axiome clausewitzien “La guerre n’est que la simple continuation de la politique par d’autres moyens” . Gravitent autour des RI de nombreuses disciplines : géopolitique, géostratégie, géographie humaine, philosophie, pensées et faits civils et/ou militaires, économie, sciences et techniques qui sont autant de cordes à l’arc du breveté de l’EdG – Ecole de Guerre.

Toutefois, le candidat n’est pas un jeune étudiant à temps plein, peaufinant à longueur d’exercices son art en vue de l’exercice final, le grand oral, mais un officier, ayant connu le difficile exercice du commandement et des opex, souvent responsable de famille, et qui, en quelques mois, doit renouer avec la concentration, la gymnastique intellectuelle et la constance dans l’effort qui ont su, dix ou quinze ans auparavant, le mener à la carrière.

Sun tzu le rappelle, ne pas connaitre l’ennemi mais se connaitre laisse une chance sur deux de vaincre. Alors, il faut travailler dans la solitude, douter pour mieux élaborer sa vérité, recenser ses lacunes pour les combler, analyser ses erreurs pour progresser.

D’où une difficulté: présenter des connaissances de maniére concise, en allant à l’essentiel sans toutefois en ôter la profondeur et, par conséquent, faire l’impasse des bases indispensables à l’approfondissement des savoirs, condition sine qua non à l’ascension hiérarchique. Et cela en évitant les trois écueils suivants:

  1. Lasser le lecteur par des textes soit trop savants, écrits par des universitaires pour des universitaires, soit trop légers, tendancieux ou peu crédibles.
  2. Noyer le lecteur dans des ouvrages généraux exhaustifs, les fameux “pavés” théoriques où il lui faudra trier ce qui le concerne au premier chef.
  3. Perdre le  lecteur dans sa trajectoire d’apprentissage en faisant l’impasse d’une progression didactique qui ferait que le préparant se retrouve bloqué du fait  de l’absence de pré-requis.


Une particularité d’officier curieux et savant réside dans la tentative de représenter de façon simple une conceptualisation pédagogique qui  pourrait se manifester sous forme d’une matrice  cubique de type o,d,a  où o: l’officier, d:  le domaine  et a: l’ancrage. Bien entendu, cette représentation n’est qu’une vue de l’esprit personnelle afin d’inscrire la présentation selon une logique de classification, bref une astuce de nomenclature.

En premier, il y a la profondeur de lecture:

  • L’amont: socle de connaissances indispensables pour appréhender les domaines présents dans le cursus de l’Ecole de Guerre. Il s’agit de faire découvrir ou de réveiller des souvenirs en montrant l’intérêt du savoir ou de l’information présenté. C’est l’objet d’un travail pour lequel disponibilité et limite temporelle au concours se contractent singuliérement 
  • L’ante-concours: compréhension des interactions entre les concepts et principes régissant  le systéme dynamique qu’est le monde. C’est le temps venu d’un bachotage intelligent et d’une grande finesse. C’est  la période où les esprits accouchent de leurs connaissances en relation avec les expériences professionnelles et personnelles acquises en une quinzaine d’années. Et si, tout du moins en premiére présentation, la disponibilité peut être adéquate, le temps disponible est inversement proportionnel à la somme des savoirs necéssaires
  • Le post-concours: processus entier d’acquisition et de restitution de savoirs en vue de l’action. C’est le continuum de l’honnête homme, du polymathe ou ici de l’officer curieux et savant.
 

En second,  il y a les domaines: 

  • Le sabre; c’est à dire tout ce qui concerne l’univers militaire tant dans sa dimension de science que d’art. C’est le domaine du stratège et du tacticien, de celui qui commande et de celui qui obeit
  • La toge; c’est à dire tout ce qui concerne l’univers politique. C’est le domaine de la gouvernance, des relations internationales et des effets de la géographie sur les politiques nationales
  • L’humain; c’est tout ce qui n’appartient pas aux deux ensembles ci-dessus. Ce sont les sciences dures et molles, les techniques, croyances et comportements.
 

En troisième, il y a les ancrages: air, mer, terre:

  • La spécificité étant par nature l’attribut de chacune des forces armées françaises , cela implique, dans le contexte ici présent, que tout officier appartenant à une armée donnée doit posséder une connaissance suffisament circonstanciée des autres composantes de la défense nationale.
  • En cibles, des officiers brevetés servant dans des EM interarmes, interarmées, voire interalliés et dans des fonctions non discriminées par arme, armée, voire service (sauf quelques cas particuliers, mais c’est alors plus l’effet de la formation post brevet en grande école, par exemple). De plus, il y a la culture du métier apprise dans les temps de cdt, à l’EEM, et la culture générale, variable selon les officiers. Par conséquent, cette classification est annexe et le choix de son traitement n’en est aucunement dépendant.
 

Ainsi, les informations présentées dans ce site pourront être discriminées: exemple tactique théorique, gen Yakovleff (Amo, Sa,T). Dans le cas où l’information est d’ordre systémique, c’est à dire concerne la totalité d’un ou plusieurs domaines, il est prévu d’utiliser les icônes/concepts globalisants:  Co pour culture d’officier,  Ps comme pensée systémique pour les domaines, et H  comme approche holistique pour les ancrages.

Cette information possède, du fait de l’évolution des contextes et des idées,  une limite d’obsolescence ou limite de fraîcheur de type:

  • Contextuel (icône poisson): moins de 1 an  . Ex-> atlas géopolitique, analyse de situation, etc
  •  Analytique (icône biltong)     : moins de 5 ans. Ex->changement climatique, paléontologie, conflit en cours,  livre sur techniques ou jeu d’acteurs, etc
  • Théorique (icône conserve) :   moins de 10 ans. Ex-> traités et manuels, etc
  • Intemporel (icône rhum)    :     durée   infinie      . Ex->traité de Sun tzu, Clausewitz, Grotius, etc.

 

 

 

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